Photo en noir et blanc du compositeur Max Bruch en train de lire une partition devant un piano
Max Bruch 

Portrait

Musique, maestro !

Grand ami de Johannes Brahms, Max Bruch (1838-1920) a côtoyé les plus grands (Mahler, Liszt, Wagner, Bruckner) et laissé à la postérité des œuvres magistrales, très influencées par la culture de son pays natal. L’Orchestre Melun Val de Seine lui rend hommage au cours de son récital du 18 décembre au Mée-sur-Seine.

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Max Bruch

Il y a des compositeurs, dont on ne retient qu’une seule de leurs œuvres, malgré la richesse de leur répertoire. Max Bruch est de ceux-là, puisque son premier Concerto pour violon en sol mineur a immédiatement rencontré un franc succès, éclipsant ses autres créations. C’est en 1857 que ce musicien, né à Cologne en 1838, commence à travailler ce concerto, qu’il achèvera 7 ans plus tard. Pourtant, après la générale donnée à Coblence en 1866, il porte un regard insatisfait sur son œuvre. Le violoniste Joseph Joachim suggèrera quelques remaniements, qui conduiront à une version aboutie en 1868.

Le concerto entame une fabuleuse carrière, dira Max Bruch. Joachim l’a joué à Brême, Aix-la-Chapelle, Hanovre et Bruxelles, il va l’interpréter à Copenhague, puis au festival de Cologne à la Pentecôte. Cela me fait très plaisir

Bruch: 1. Violinkonzert ∙ hr-Sinfonieorchester ∙ Hilary Hahn ∙ Andrés Orozco-Estrada

Touche-à-tout 

Fils d’un père officier de police et d’une mère professeure de chant, Max Bruch est plongé dans l’univers musical dès son plus jeune âge. Il compose dès l’âge de 9 ans et écrit son premier septuor à 11 ans. Trois ans plus tard, il décroche une bourse de la Fondation Mozart à Francfort-sur-le-Main, qui lui permet de s’offrir les cours de professeurs prestigieux. Dès lors, il va s‘atteler à composer des opéras, dont ScherzList und Rache, qu’il écrit à seulement 20 ans, Die Loreley (1863) ou Hermione (1870), mais aussi des symphonies, des concertos, des oratorios, des cantates et de nombreuses pièces de musique de chambre. Deux de ses œuvres connaîtront un énorme succès : la Fantaisie écossaise pour violon et orchestre et Kol Nidrei, qui deviendra l’une des liturgies les plus courantes pour la fête juive de Yom Kippour.

Sous les honneurs 

Chef d’orchestre dès 1863, il occupera à nouveau cette fonction prestigieuse 17 ans plus tard à Liverpool, avant d’embarquer pour une tournée américaine. En 1883, désireux de rentrer en Allemagne, il accepte de devenir directeur musical de l’orchestre de Breslau, un poste qu’il avait déjà tenu au sein d’une société de concerts entre 1865 et 1867. Détenteur d’une chaire de composition (équivalent à un diplôme de professeur, ndlr) à Berlin en 1870, il cumulera ensuite les distinctions au cours des dernières années de sa vie : docteur honoris causa de l’Université de Cambridge (1893), membre correspondant de l’Académie des Beaux-Arts à Paris (1898) et docteur en philosophie de l’Université de Berlin (1918).

Très attaché à la tradition germanique, Max Bruch a laissé une œuvre dense qui fut jouée, et l’est encore, aux 4 coins du monde. Venez écouter le récital de l’Orchestre Melun Val de Seine, le dimanche 18 décembre au Mas (16h), qui interprètera notamment le premier concerto pour violon et orchestre

Par Virginie Champion (agence TOUTécrit) 

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